Votre habitation fera plusieurs dégâts des eaux dans sa vie
Les dégâts des eaux sont les sinistres les plus fréquents dans les habitations (environ 44% en 2024, selon France Assurance), en immeuble comme en maison individuelle. Au total, il s’en est produit environ 2 millions ! Le parc immobilier français étant constitué d’environ 38 millions de logements, on peut estimer que la survenue d’un dégât des eaux dans un logement se produit en moyenne tous les 19 ans.
Vous construisez pour le long terme, donc votre habitation fera au moins une fois un dégât des eaux. Votre conception doit être robuste à plusieurs dégâts des eaux. Ceux-ci trouvent leur origine :
- à l’extérieur à cause de la pluviométrie : infiltration de toiture, débordement de gouttières/chéneaux, balcons saillants
- à l’intérieur : rupture/fuite de canalisation accessible/non accessible, fuites aux raccords de canalisations, machine à laver, lave-vaisselle, chauffe-eau, joints de douche/baignoire).
Concevoir en prévision du risque dégât des eaux
Personne n’a envie de l’envisager, pourtant il est impératif d’en parler et de penser aux conséquences d’un dégât des eaux dès la conception.
Un dégât des eaux peut arriver sur des caissons préfabriqués, en phase chantier et ne manquera pas d’arriver au moins une fois le chantier terminé, quelque part dans les décennies à venir.
Certaines dispositions constructives peuvent vous permettre de rendre votre conception robuste au dégât des eaux. Pour en
savoir plus, merci de cliquer ici.
Dégât des eaux et isolants biosourcés
Les matériaux biosourcés peuvent se dégrader en présence d’humidité persistante (hors cas particulier : coquillages, liège, coque de noix, etc). Les fuites lentes peuvent être plus problématiques que les fuites abondantes puisqu’elles ne seront découvertes que longtemps après leur survenue. Les matériaux pourraient déjà être dégradés.
Les isolants biosourcés ne jouent pas de rôle structurels, mais peuvent aussi participer au vieillissement accéléré des matériaux structurels à leur contact (ossatures bois) en les maintenant dans des conditions humides.
Comportement des balles en milieu humide
Les balles font partie des matériaux biosourcés les moins poreux et résisteront mieux à l’humidité que des matériaux vracs du type « broyat de cœur de tiges » comme la chènevotte ou l’anas de lin.
Les balles ne s’agglomèreront pas sous l’effet de l’eau, contrairement à des matériaux comme la ouate de cellulose, et pourront donc être plus facilement être enlevés de la paroi en cas de dégât des eaux.
Les parties des balles les plus fragiles vis-à-vis de l’humidité sont les parties fines, la poussière et les grains/brisures de grains (voir ici). C’est aussi pour cette raison que nous vous recommandons d’utiliser de la balle nettoyée.
Toutes les balles nettoyées ne se valent pas en termes de résistance fongique à l’humidité. Pensez-y si vous remplissez des planchers de pièces humides.
- La balle de riz est sans doute la plus robuste, du fait de sa forte teneur en silice. Ne vous inquiétez pas pour elle, pensez davantage à la résistance des autres matériaux qui composent la paroi qui a pris l’eau.
- La coque de tournesol est probablement la plus sensible des balles.